Menés de 14 points en seconde période sur le parquet de San Antonio, les Knicks avaient largement de quoi perdre pied. Jalen Brunson gérait une alerte au genou depuis le premier quart-temps. Victor Wembanyama compilait ses points avec la tranquillité d’un joueur qui sait qu’il a toute une série devant lui. Brunson, lui, a décidé que la nuit n’attendrait pas.
Touché sur un contact dès les premières minutes, le meneur est sorti brièvement puis est revenu sans que son jeu en porte la moindre trace. Il a travaillé sans éclat les trois premières périodes – 4 points, 9 points, 4 points – avant de sortir du bois dans le money time.
Brunson (30 points, 12-31 au tir, 4-4 aux lancers, 13 dans le quatrième quart) a planté son seul tir à 3 points de la soirée à deux minutes du terme pour offrir une avance que les siens n’ont plus rendue. Score final : 105-95. Les Knicks volent le Game 1 à l’extérieur. 30 points dans un Game 1 des Finals : il faut remonter à Willis Reed (37 points, 1970) pour trouver un Knick plus décisif dans ce contexte.
KAT et Hart, discrets mais essentiels
Karl-Anthony Towns (18 points, 12 rebonds) a fait le travail intérieur face aux Spurs. Josh Hart a signé la ligne statistique qui ne fait pas les gros titres mais qui fait gagner les séries : 15 rebonds, 6 passes décisives, 4 interceptions.
New York était encore à -14 dans le troisième quart avant de renverser la vapeur. Brunson est revenu en jeu à 7:37 du terme avec le score à égalité. Treize points plus tard, les Knicks menaient de 10. Simple.
Douze victoires de suite, et un paradoxe historique qui pique à San Antonio
Cette 12e victoire consécutive en playoffs place les Knicks au deuxième rang des séries les plus longues en un seul parcours post-saison, derrière les Golden State Warriors 2017 (15 victoires). La seule autre équipe à avoir atteint cette barre des 12 ? Les San Antonio Spurs de 1999, dont les 11e et 12e succès de cette série étaient justement contre New York en Finals. Ce soir, les rôles s’inversent.
Sur ces 12 matchs, les Knicks affichent un différentiel cumulé de +272 points, soit 30 de plus que Golden State sur ses 15 victoires en 2017, selon NBA.com.
Wembanyama : 26 points mais 6 sur 21
Le Français signe ses premières Finals avec 26 points et 12 rebonds, mais n’a converti que 6 de ses 21 tentatives au tir. À un moment, le ballon a effleuré le haut du panneau – image peu commune pour un joueur qui avait dominé ses deux premiers tours avec une régularité presque ennuyeuse. Les Spurs ont créé des situations favorables ; mieux les convertir sera la mission avant le Game 2, vendredi 5 juin à San Antonio, selon ESPN.
CE QU’IL FAUT RETENIR
- Brunson au quatrième quart : 13 points dans la période décisive, seul 3 points au moment où il le fallait.
- La série record : 12 victoires consécutives, 2e meilleure marque en playoffs NBA en une saison.
- Wembanyama à corriger : 26 points mais 6/21 au tir – le chantier du Game 2.
