Le Français n’a pas cherché à fuir. Au lendemain du plus grand effondrement de l’histoire des Finales NBA, Victor Wembanyama (24 points, 13 rebonds, 3 contres) a rendu un verdict sans appel sur sa propre équipe.
« On n’était clairement pas les plus affamés en deuxième mi-temps », a-t-il reconnu. « C’est une question d’exécution, une forme de gourmandise, quelque chose dans ce goût-là. »
Les chiffres ne mentent pas. Les Spurs ont inscrit 76 points en première mi-temps, avec 14 tirs à 3-points (record en Finales NBA pour une mi-temps), avant de tomber à 30 misérables unités dans le second acte. Un écart de 46 points sur vingt-quatre minutes. Même les meilleures équipes du monde ne survivent pas à ça.
Les Spurs dos au mur à San Antonio
New York mène la série 3-1. Le Game 5 se joue samedi à Frost Bank Center (dans la nuit de samedi à dimanche, 2h30 heure française). Gagner, et la série repart au Madison Square Garden. Perdre, et la saison des Spurs s’arrête à domicile.
Wembanyama a tracé son chemin : « La bonne option serait de ressortir de ça plus forts, plus soudés. Et c’est ce qu’on va faire. » Pendant le match, alors que l’écart se creusait en faveur des siens, les caméras l’avaient filmé lancer à un adversaire : « I’m in your head ! » La prophétie a tourné au vinaigre avant la fin.
Jalen Brunson (36 points, 7 passes, 3 interceptions) a été le bourreau. OG Anunoby a complété le hold-up sur un rebond offensif converti à 1,2 seconde de la fin, offrant aux Knicks la victoire 107-106. Le Britannique a terminé à 33 points à 10/15 au tir, dont 7/9 à 3-points.
Que peut encore faire Wembanyama ?
Le coach des Knicks Mike Brown a qualifié le tir d’Anunoby de « coup le plus iconique de l’histoire du basket new-yorkais ». New York est à un succès d’un premier titre depuis 1973. Les Knicks ont remporté huit déplacements de rang en playoffs.
À San Antonio, la salle acquise sera une béquille, pas une certitude. Wembanyama doit imposer sa loi, pas juste la jouer. Et ses coéquipiers doivent exister en deuxième mi-temps. Au Game 4, ils ont disparu.
CE QU’IL FAUT RETENIR :
- L’aveu de Wembanyama (« une forme de gourmandise ») vaut ce qu’il vaut : une lucidité rare à 22 ans dans ses premières Finales
- 46 points de différence entre les deux mi-temps – la démission collective la plus brutale de la saison
- Samedi, Game 5 à Frost Bank Center : la saison et, déjà, l’avenir du projet Spurs sont sur la table
Sources : NBA.com – ESPN – Yahoo Sports
