Analyse

12 contres de Wembanyama : un record playoffs qui redefinit les limites

Victor Wembanyama a etabli un record absolu en playoffs NBA avec 12 contres lors du Game 2. Un exploit qui depasse la statistique.

12 contres de Wembanyama : un record playoffs qui redefinit les limites
Photo: Ken Lund / flickr

En Game 2 du premier tour des playoffs, Victor Wembanyama a accompli quelque chose que personne n’avait realise dans la NBA moderne : 12 contres dans un seul match de playoffs. Un record pulverise, pas seulement battu. A 22 ans, le pivot francais des Spurs a transforme une rencontre en demonstration de force defensive sans precedent.

Un record qui attendait depuis trente ans

L’ancien record playoffs pour les contres sur un seul match etait de 10, datant du milieu des annees 1990. Wembanyama ne l’a pas approche : il l’a ecrase. Quand le 11e contre est monte, l’arena de San Antonio a retenu son souffle. Au 12e, meme les supporters adverses ont applaudi.

Douze contres signifie qu’une equipe en playoffs a vu son plan de jeu s’effondrer toutes les six minutes. Ce n’est pas seulement une statistique. C’est un rapport de force psychologique autant que physique.

La lecon de Popovich

Gregg Popovich, qui a coache Tim Duncan et David Robinson, a commente avec la sobriete qui le caracterise :

« Quand on gagne, on n’est jamais aussi bon qu’on le croit. Et quand on perd, on n’est jamais aussi mauvais. »

Cette retenue en dit plus que n’importe quel superlatif.

Wembanyama lui-meme a parle de lecture des angles, de confiance dans les rotations de ses coequipiers, de patience. Ne pas chercher le contre, le laisser venir. C’est precisement cette intelligence tactique qui distingue un vrai pivot defensif d’un joueur qui chasse les statistiques.

Ce que cette performance signifie pour la suite

La NBA a connu des conteurs d’elite : Dikembe Mutombo, Rudy Gobert, Alonzo Mourning. Ce qui rend Wembanyama different, c’est la combinaison : une envergure de 2,26 m, la mobilite d’un meneur, la capacite a switcher sans se perdre. Il ne defend pas seulement la raquette : il deforme des systemes offensifs entiers.

Il a 22 ans. Il progresse encore. Les playoffs viennent de trouver leur personnage central de cette decennie.

Sources : Eurohoops.net, Yardbarker, ESPN

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