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Stacey King, triple champion des Bulls et voix de Chicago, est décédé à 59 ans

L'ancien joueur et commentateur vedette des Chicago Bulls, triple champion NBA (1991-1993), s'est éteint dimanche 7 juin 2026 à l'âge de 59 ans.

Stacey King, triple champion des Bulls et voix de Chicago, est décédé à 59 ans
Photo: Marit & Toomas Hinnosaar / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Chicago perd l’une de ses voix.

Les Chicago Bulls ont annoncé dimanche le décès de Stacey King, triple champion NBA et commentateur attitré de la franchise pendant plus de deux décennies. Il avait 59 ans. La cause du décès n’a pas été communiquée. Le bureau du médecin légiste du comté de Cook a ouvert une enquête.

King débarque à Chicago en 1989, sixième choix de la Draft en provenance d’Oklahoma. Rookie discret, sorti du banc, il aligne pourtant les 82 matchs de sa première saison (8,9 points, 4,7 rebonds en moyenne) aux côtés d’un certain Michael Jordan. Trois titres tombent dans les années qui suivent : 1991, 1992, 1993. King n’est pas la vedette. Il ne le sera jamais. Mais il porte trois bagues, et il les a méritées.

Un deuxième chapitre qui devient le principal

En 1996, sa carrière de joueur se termine. Ce qui s’annonce comme une reconversion devient une vocation. Plus de vingt ans aux commentaires des matchs des Bulls à la télévision. Un Emmy Award décroché. Et surtout une connexion sincère avec le public chicagoan, bâtie sur un enthousiasme qu’on ne fabrique pas.

Ses surnoms improvisés, ses exclamations, son ton de gars du quartier qui a vu les trophées de l’intérieur – tout ça a accompagné des générations de fans. « J’ai aimé être un Bull », disait-il dans les interviews. Avec King, on y croyait.

Les hommages se multiplient

Dès la soirée de dimanche, anciens coéquipiers, joueurs actuels et officiels de la NBA ont rendu hommage à l’homme qui avait donné deux versions de lui-même à la même ville : d’abord en tenue de jeu, ensuite derrière le micro.

La franchise n’avait pas encore précisé les modalités des obsèques dimanche soir.

La disparition de King intervient en pleine Finale NBA 2026, qui oppose les New York Knicks aux San Antonio Spurs. Chicago regarde de loin, sa dernière bague remontant à 1998. King était là pour les trois premières, en 1991, 1992 et 1993 – un rôle qui disparaît souvent dans le récit de la dynastie Jordan.

Sur sept saisons de carrière, il affiche 6,1 points et 3,4 rebonds de moyenne. Les chiffres ne disent pas tout. Les trois bannières suspendues au United Center complètent le tableau.

La NBA perd une voix unique. Chicago perd l’un des siens.

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