Jonathan Kuminga est libre. Mais le marché ne s’aligne pas avec ses attentes.
L’ailier de 23 ans, devenu agent libre après que les Hawks d’Atlanta ont décliné son option à 24,3 millions de dollars cet été, réclame environ 25 millions de dollars par saison sur son prochain contrat, selon Yahoo Sports et NBC Sports. Trois franchises sont sur le dossier : les Lakers de Los Angeles, les Cavaliers de Cleveland et les Bucks de Milwaukee. Côté chiffres, les discussions piétinent partout.
Los Angeles a bougé en premier. L’offre des Lakers : un contrat de deux ans à 20 millions au total, soit à peine 10 millions par saison – très loin des 25 millions que Kuminga (14,2 points, 4,5 rebonds en moyenne à Golden State) considère comme son plancher. Cette proposition a depuis été retirée, après la signature de Collin Sexton qui a réduit la marge de manoeuvre salariale des Lakers.
Le sign-and-trade complique tout
Problème supplémentaire : parce que Kuminga était sur le roster d’Atlanta lorsque les Hawks ont refusé son option, tout accord doit passer par un sign-and-trade. Ce format impose un contrat d’au moins trois ans. Sur la base de 25 millions par an, on arrive à 75 millions au total – une somme difficile à avaler pour des franchises déjà au bord du second apron.
Un cadre de sign-and-trade à 45 millions de dollars a circulé dans les discussions, selon Yahoo Sports, mais sans engagement ferme d’aucune des parties. Les Cavs et les Bucks restent dans le jeu, sans avoir formulé une offre sérieuse.
Le profil Kuminga : potentiel réel, questions persistantes
L’intérêt pour Kuminga se comprend. Ailier puissant, capable de switcher sur plusieurs postes et de scorer en isolation, il avait les faveurs des Warriors avant que Golden State ne le cède à Atlanta – avec Buddy Hield – contre Kristaps Porzingis à la trade deadline de février. À Atlanta, les Hawks ont vu assez pour avoir envie de plus, pas assez pour payer 24 millions par an.
Son camp reste convaincu que le marché finira par rejoindre ses attentes. Trois semaines après l’ouverture de la deuxième phase de la free agency, rien ne bouge dans son sens. Son levier s’érode.
CE QU’IL FAUT RETENIR
– Trois équipes intéressées, aucun favori : Lakers, Cavs, Bucks en contact, aucun proche d’un accord.
– L’écart est réel : Kuminga veut 25 M$/an, la meilleure offre connue était à 10 M$/an.
– Le sign-and-trade impose un minimum de trois ans et rend les montages très contraignants pour les équipes proches du second apron.
Sources : Yahoo Sports, NBC Sports.
