Victor Wembanyama prépare la saison 2026-27 à Nanterre avec ses coéquipiers. Cette semaine, un message d’un autre registre est arrivé d’un coin inattendu de la NBA.
Chris Bosh, le pivot de légende dont la carrière a été interrompue par des caillots sanguins récurrents, a adressé un avertissement public au Français : suivre le protocole médical sans exception. Chaque jour.
« Prends tes médicaments », a confié Bosh à ESPN. « Ça ne prend qu’une seule fois de trop. »
Deux carrières, un même risque
Bosh connaît ce sujet de l’intérieur. Sa première embolie pulmonaire remonte à février 2015. Il a fait son retour la saison suivante, joué 53 matchs, avant qu’un nouveau diagnostic tombe en février 2016. Miami a retiré son numéro 1 en 2019 sans qu’il ait plus jamais foulé un parquet NBA. Pas par manque de volonté. Son corps avait tranché.
Wembanyama présente une situation différente, mais le parallèle est impossible à ignorer. Le Français a manqué la seconde moitié de la saison 2024-25 après la découverte d’une thrombose veineuse profonde dans l’épaule droite. Il est revenu, a mené San Antonio vers une saison à 62 victoires et une finale NBA, et a prolongé pour 252 millions de dollars. Mais une thrombose ne disparaît pas parce que le traitement a fonctionné une première fois.
Bosh ne cherche pas à effrayer. Il partage ce que seule une personne qui a traversé l’épreuve peut transmettre.
Le piège des bons jours
La partie la plus difficile de l’histoire de Bosh, ce n’est pas que sa carrière s’est arrêtée. C’est qu’elle avait failli ne pas s’arrêter. Il est revenu. Il a performé au niveau All-Star après son premier diagnostic. Il a tout fait correctement. Et c’est revenu quand même.
C’est précisément ça que Wembanyama doit garder en tête. La vigilance ne se relâche pas les jours où on se sent parfaitement bien – ces jours-là sont souvent les plus dangereux. Bosh l’a dit sans détour à ESPN, sans adoucir les enjeux.
Tout repose sur un homme en bonne santé
Le projet de San Antonio pour la prochaine décennie repose sur Wembanyama. Les 62 victoires, la finale perdue, l’extension jusqu’en 2031-32 : tout suppose qu’il reste sur le terrain.
Le staff médical des Spurs suit la situation de près depuis le diagnostic de TVP. Mais aucun système institutionnel ne peut remplacer la discipline personnelle quotidienne. C’est Wembanyama, et lui seul, qui doit choisir chaque matin de gérer ça sérieusement.
Pour un joueur de 22 ans avec autant devant lui, ce choix quotidien est peut-être le plus important de sa carrière.
Source : ESPN, Basketball Network
