Après avoir passé la période de waiver sans être réclamé, Klay Thompson a officialisé son contrat de deux ans avec le Miami Heat pour environ 11,5 millions de dollars. La deuxième saison reste une option joueur.
L’ancien Splash Brother – cinq fois All-Star, quatre fois champion – débarque à South Beach avec une mission bien délimitée : espacer le terrain autour de Giannis Antetokounmpo et Bam Adebayo. Ce n’est pas le Thompson de 2019. Mais à 36 ans et 40,9% de réussite à 3-points en carrière, il demeure l’un des shooteurs les plus fiables du circuit pour ce prix-là.
Ce que Thompson apporte vraiment au Heat
Giannis aspire les défenses. Bam est dans la raquette. Il manquait à Miami un tireur sérieux pour punir les défenses qui s’acharnent sur ces deux-là. Thompson règle ce problème – pas en étant le joueur qu’il était, mais en étant exactement ce que le système d’Erik Spoelstra réclame : un spécialiste extérieur capable de dégommer un corner trois après un drive du Grec.
Pour 11,5 millions, le Heat s’offre un profil qu’il aurait eu du mal à trouver autrement à ce tarif. Selon NBA.com, le deal a été officialisé dimanche après que Thompson a passé la période de réclamations sans être sélectionné.
Deux saisons à Dallas, pour rien ou presque
Le passage texan de Thompson restera comme l’une des coïncidences malheureuses de la décennie. Les Mavericks ont encaissé 99 défaites en 164 matchs sur cette période, balancé Luka Dončić via trade, perdu Anthony Davis, puis décroché Cooper Flagg en loterie. Thompson n’avait aucune part dans ce chaos – il a surtout regardé de loin.
Le buyout conclu vendredi lui permet de tourner la page proprement. Miami, un effectif compétitif, des responsabilités à sa mesure : l’équation paraît infiniment plus saine que les deux dernières saisons.
Spoelstra et la magie de la redéfinition de rôle
L’entraîneur floridien excelle dans cet exercice précis – prendre un vétéran dont la valeur a baissé et lui offrir un cadre dans lequel ce qu’il fait encore bien redevient précieux. Thompson n’a pas à redevenir le Splash Brother pour être utile : il doit shooter à 38-40% de loin, ne pas se blesser, et laisser Giannis opérer.
Pour South Beach, c’est un pari qui tient la route. Sources : NBA.com, ESPN
